« Old Black Joe »: des salons aux champs de coton

Publié par le 10 Jan 2014 dans Livres parus | 0 commentaires

Dia Linn 2 - version blogChaque nouveau livre de Dia Linn s’ouvre sur une chanson, en lien avec l’époque, le lieu, l’histoire… car la culture n’est jamais aussi bien représentée que par les chansons populaires! Celle qui ouvre le tome 2 de Dia Linn, As Baile, le Livre d’Eileen, est à l’origine une chanson de salon: elle devint célèbre grâce aux esclave qui la chantaient en travaillant dans les champs de coton ou d’indigo du Sud des États-Unis. L’un de ces chants qui seraient ensuite repris et travaillés pour s’inscrire dans le répertoire du Negro Sipiritual…

« Old Black Joe » a été composée par Stephen Foster dans les années 1850. Il a notamment écrit « Oh ! Susanna », « My Old Kentucky Home », « Beautiful Dreamer »… Le « père de la musique américaine » a été le premier à faire de la composition de chansons un véritable métier. Mais, malgré l’immense succès populaire de ses chansons, on ne peut pas dire qu’il a fait fortune ! Ce pionnier du genre mourut ruiné à l’âge de 37 ans.

Pour l’écouter, c’est ici:

En voici les paroles, et la traduction:

Gone are the days when my heart was young and gay
Gone are the toils of the cotton fields away
Gone to the fields of a better land I know
I hear those gentle voices calling, « Old Black Joe »

Ils sont partis, les jours
Où mon cœur était jeune et gai
Fini le labeur dans les champs de coton
Venues d’un monde meilleur, je pense,
J’entends ces voix douces qui m’appellent, « Old Black Joe »

I’m coming, I’m coming
For my head is bending low
I hear those gentle voices calling, « Old Black Joe »

Je viens, je viens,
Ma tête penchée vers ces douces voix qui m’appellent
« Old Black Joe »

I’m coming home (I’m coming home)
I’m coming home (I’m coming home)
Oh-oh my head is bending low
I hear those gentle voices calling, « Old Black Joe »

Je viens, je reviens à la maison
Maintenant, je retourne chez moi,
Ma tête penchée vers ces douces voix qui m’appellent
« Old Black Joe »

Why do I weep when my heart should feel no pain?
Why do I sigh that my friends come not again?
Grieving for forms now departed long ago
I hear their gentle voice calling, « Old Black Joe »

Pourquoi dois-je pleurer quand mon cœur ne ressent aucune douleur ?
Pourquoi dois-je soupirer que mes amis ne reviennent pas ?
Les deuils que j’ai faits, je les ai quittés il y a longtemps
J’entends leurs douces voix qui m’appellent, « Old Black Joe »

Where are the hearts once so happy and free?
The children so dear that I held upon my knee?
Gone to the shore where my soul has long’d to go
I hear their gentle voice calling, « Old Black Joe »

Où sont les cœurs à la fois si heureux et si libres ?
Les enfants tellement chers, que je tenais sur mes genoux ?
Ils ont été emportés vers le rivage où mon âme a hâte d’aller
J’entends leurs douces voix qui m’appellent, « Old Black Joe »

I’m coming, I’m coming
For my head is bending low
Old Black Joe.

Merci d’avoir partagé avec moi cette petite plongée au cœur de la Louisiane du 19ème siècle! 🙂

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