Dia Linn: les chasseurs de loups

Article de Marie-Pierre Bardou

Je suis l’auteur de 17 romans (dont une saga historique de huit tomes) et deux guides pratiques relatifs à l'écriture, publiés depuis 2012 aux Éditions Hélène Jacob. Parallèlement, je suis rédactrice, correctrice et écrivain public depuis 2011, ainsi que formatrice et coach en écriture depuis 2021.

Catégorie "Livres parus"

17 Nov 2013

image couv Dia Linn 1 Mes lecteurs ont découvert, dans le premier tome de Dia Linn, Le livre d’Eileen, un chien mythique en Irlande: l’Irish Wolfhound, soit le chasseur de loups.

La légende raconte que Culann, un forgeron d’Ulster pendant le règne de Conchobar Mac Nessa, lâcha son chien de guerre à l’approche d’une armée inconnue. Or, il s’agissait de celle de Setanta, l’héritier du roi. L’enfant, qui n’a que cinq ans, doit abattre l’animal d’une flèche avant qu’il fonde sur lui. Pour réparer la perte, Setanta propose de prendre la place de l’animal, jusqu’à ce qu’un autre soit dressé. Le druide Cathbad rebaptise l’enfant en Cúchulainn, c’est-à-dire le chien de Culann.

La légende des Irish Wolfhound, ou lévriers irlandais, est née.

Les plus grands chiens du monde mesurent en moyenne 80 centimètres pour les mâles, et peuvent atteindre jusqu’à plus d’un mètre ! Ces molosses immenses, à l’allure de lévriers, étaient à l’origine destinés à la chasse aux loups et aux ours, compagnons de prédilection des seigneurs mais aussi des paysans. D’une fidélité à toute épreuve, ils accompagnaient également leurs maîtres sur les champs de bataille où, dit-on, ils valaient dix hommes… Ce qui explique la quasi-disparition de la race au dix-huitième siècle : les Anglais préféraient éviter de les affronter, mais ils étaient bien trop beaux et imposants pour qu’ils se contentent de les abattre ! Cela les sauva, finalement ; ils devinrent des cadeaux de choix, offerts aux princes des cours étrangères. Peu à peu, les chasseurs de loup désertèrent leur île d’Émeraude et il faudra attendre le début du vingtième siècle pour qu’un passionné, le capitaine Georges Graham, ne sauve la race. Il retrouva des spécimens d’origine, et les croisa avec des Dogues allemands et des Lévriers d’Ecosse, ainsi que des Barzoïs. Vingt ans plus tard, la race des Irish Wolfhound renaissait…

Aujourd’hui, les élevages sont nombreux et le lévrier irlandais très apprécié. Extrêmement calmes, silencieux, ils adorent les enfants et se laissent tripatouiller avec une patience d’anges.

irish_wolfhound_2En voici une image, qui vous donnera une petite idée du gabarit de la bête! 😉

Ce sont, disent les spécialistes, les chiens d’un seul et unique maître. Ils ont besoin de beaucoup d’espace pour courir et entretenir leur musculature imposante, ce ne sont sûrement pas des chiens de salon ! Faciles à éduquer, ils peuvent par contre s’avérer très dangereux si on menace leur maître : ils aboient alors une fois, et une seule, avant de passer à l’attaque.

Mais qui aurait envie d’affronter un animal capable de tuer un ours ? 😉

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