Les héros et les autres 3 : Dia Linn 8, Le Livre de Cyan… et d’un saule pleureur

saule pleureur

Article de Marie-Pierre Bardou

Je suis l’auteur de 17 romans (dont une saga historique de huit tomes) et deux guides pratiques relatifs à l'écriture, publiés depuis 2012 aux Éditions Hélène Jacob. Parallèlement, je suis rédactrice, correctrice et écrivain public depuis 2011, ainsi que formatrice et coach en écriture depuis 2021.

Catégorie "Livres parus"

05 Fév 2017

Je reprends un peu ma série arboricole et animale… Vous aviez oublié, avouez ! Je m’étais rendu compte avec ébaudissement que pas un seul de mes romans ne pouvait voir le jour sans qu’un arbre et une bébête quelconques n’y impriment leur empreinte… De quoi alimenter très largement ma plume ! 🙂

Après le Flamboyant de Nolimé dans l’Heure du Tigre, Après Scáth, le coyote de Cathan dans le tome 7 de Dia Linn, je saute directement au dernier opus de ma saga, Sinn Féin, le Livre de Cyan.

Pour la belle Cyan, ce n’est pas tant le rôle de l’arbre que son symbole… et sa fonction. Mon héroïne vit en 3050, un monde devenu écolo de facto, presque contraint et forcé pour éviter l’anéantissement de la planète (j’avoue ne pas avoir eu besoin de chercher très loin ce postulat…).

Bref, tout se recycle, le quasi-végétarisme est devenu la norme et seules les énergies naturelles ont droit de cité – avec l’aide de technologies qui, en un millénaire, ont eu le temps d’évoluer !

L’arbre de Nolimé a un rôle très particulier : il est la dernière demeure de sa meilleure amie, son Anamchara – son « âme-sœur », en gaélique.

Les humains sont devenus bien trop nombreux, sur Terre, pour qu’on puisse continuer à construire des cimetières pour accueillir leur dépouille. N’oubliez pas : tout se recycle… Nous autant qu’une carotte, du moins en ce qui concerne notre enveloppe corporelle ! 🙂

coudl8Dans le monde de Cyan, à quelques rares exceptions près la tradition veut que les corps soient ou incinérés, ou… réincarnés en arbres.

Cela se pratique déjà de nos jours, notez bien ! C’est encore balbutiant, mais je suis sûre que ce « mouvement » prendra de l’ampleur dans les prochaines décennies. Pour ma part, j’y trouve un sens profond, et presque une reconnaissance.

Quoi de plus beau, de plus poétique, que de savoir qu’après notre mort, nous assurerons la nourriture d’un être vivant destiné à offrir de l’air pur à tout ce qui existe ?

Hope, l’âme sœur de Cyan, choisit pour linceul un saule pleureur. Symbole de la mélancolie et du souvenir, il est l’incarnation parfaite de cette femme qui n’a jamais réussi à trouver sa place…

Mais pour en savoir plus, il vous faudra vous plonger dans Le Livre de Cyan ! 🙂

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2 Commentaires

  1. Agnès Boucher

    Ca me rappelle Alfred (de Musset) qui a demandé d’un saule soit planté sur sa tombe… sauf qu’au Père Lachaise, les saules ne « prennent » pas… Du coup, faut le changer régulièrement !!! Perso, je réfléchis déjà au végétal qui se nourrira de mes cendres, on n’est jamais trop prudent ! 😉

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    • Marie-Pierre Bardou

      Je vais y réfléchir aussi de mon côté, tiens ! ^-^

      Réponse

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