Pourquoi pas ?

Article de Marie-Pierre Bardou

Je suis l’auteur de 17 romans (dont une saga historique de huit tomes) et deux guides pratiques relatifs à l'écriture, publiés depuis 2012 aux Éditions Hélène Jacob. Parallèlement, je suis rédactrice, correctrice et écrivain public depuis 2011, ainsi que formatrice et coach en écriture depuis 2021.

Catégorie "Articles divers"

23 Avr 2017

Il fait un temps magnifique. Un régal de printemps, promesse de chaleur, de jours qui s’allongent langoureusement et de rires d’enfants à l’ombre des arbres. Certains pensent aux draps qui vont sécher plus vite, d’autres aux apéros qu’il sera si agréable de boire en terrasse, d’autres encore installent leur transat, ouvrent un bouquin, sortent crème solaire et lunettes noires. On va flâner, tranquilles, jusqu’à la boulangerie. On croisera des chiens qui promènent leurs maîtres, des gamins qui tirent sur leur laisse, des mamies qui s’aventurent, prudentes, dans les rues baignées de lumière.

Et on fera un petit crochet par le bureau de vote. Puisque on y est.

Et on pense aux lignes qu’on va écrire, en rentrant, tout à l’heure, après avoir fait son devoir de citoyen. En se demandant si cela a vraiment servi à quelque chose. Si la voix déposée dans l’urne, ajoutée à celle de millions d’autres, va compter.

Elle sera comptée, oui, mais comptera-t-elle ?

On la donne quand même. Malgré les doutes, malgré la lassitude, malgré le chaos généré depuis des semaines par tous ces quidams qui hurlent leurs con-victions et se sont soudain auto-proclamés spécialistes en politologie, économie et autres, tous des experts d’un seul coup, assenant leur opinion comme s’il s’agissait de vérités universelles.
Se dire qu’on ne détient aucune vérité, que nous ne sommes pas des experts, que nous ne pouvons que tâtonner et croire que, peut-être, notre voix comptera.
Et après tout, pourquoi pas ? Il fait beau, les rues sont dorées d’une lumière chaude et douce et bientôt les ombres vont s’allonger en murmurant les mots que nous coucherons, tranquilles, sur le papier.

Car tout est là : pourquoi pas ?

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2 Commentaires

  1. agnesb62

    Voter… Pour moi, un acte incontournable, quel que soit le bulletin mis dans l’urne. Ce droit pour lequel tant d’hommes et de femmes sont morts, continuent de se battre aujourd’hui et meurent aussi de ne pouvoir le faire encore. Notre mémoire est trop sélective et raccourcie, hélas. J’ai voté de bon matin. Pour qui ? Cela ne regarde que moi, ma conscience, ma vision du monde. Personne ne m’imposera la sienne. Je me méfie de ceux qui pensent avoir raison à n’importe quel prix et veulent imposer leur choix quel que soit le prix à payer. je suis une tiède ? Possible, je m’en fous, mon vote m’appartient et je laisse aux autres, à tous les autres, la liberté du leur… Tout en me battant toujours pour la liberté, l’égalité et la fraternité… et l’instruction !!!!! 🙂

    Réponse
    • Marie-Pierre Bardou

      Tout à fait d’accord, Agnès ! Le vote reste incontournable et confidentiel, et chacun doit le faire en toute conscience !

      Réponse

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