Surmenage d’auteur n° 2 : l’acte manqué

Article de Marie-Pierre Bardou

Je suis l’auteur de 17 romans (dont une saga historique de huit tomes) et deux guides pratiques relatifs à l'écriture, publiés depuis 2012 aux Éditions Hélène Jacob. Parallèlement, je suis rédactrice, correctrice et écrivain public depuis 2011, ainsi que formatrice et coach en écriture depuis 2021.

Catégorie "Articles divers"

13 Sep 2015

C’est bien connu, tous les auteurs ont un côté lunaire, décalé, un peu bizarre… Des sortes d’humni, quoi, des humains marchants non identifiés ! 🙂

Chacun a ses tics et ses tocs, ses manies, ses petits dérapages personnels… Mais la raison en est toujours la même : on a la tête ailleurs que dans notre réalité. Notre imagination bat la campagne à grands renforts d’idées géniales ou saugrenues qui surgissent toujours aux moments les moins adaptés !

Je ne sais pas comment ça se traduit chez mes collègues, mais pour moi ça donne ça, en général :

– Je me prépare pour aller à la salle de gym… et je me retrouve scotchée devant mon écran d’ordi parce que cette idée, là, je ne peux vraiment pas la laisser filer…

– En voiture, je me livre soudain à de dangereuses acrobaties pour noter ce truc, vite vite avant qu’il disparaisse !

– « Bonjour, Madame », oui je suis une fille polie mais ça fait désordre quand je m’adresse à un homme – mais de toute façon, vu mon degré de concentration je pourrais aussi bien dire bonjour à un éléphant de mer, ça me ferait autant d’effet ! 🙂

– Le regard de commisération de la guichetière m’interpelle pendant que je remplis un imprimé administratif, le cerveau truffé de bien autre chose : j’ai tout rempli à l’envers, d’accord, on recommence…

– A la recherche d’un renseignement quelconque, je m’adresse à une  vendeuse : « Bonjour, je vous appelle parce que… Ah non, je ne vous appelle pas, en fait… »

Les gens me prennent parfois pour une folle, ou une personne très légèrement déficiente – mentalement parlant. Est-ce que c’est grave ? Ben non, en fait. Et même pas du tout. Personnellement, j’aime ce décalage, ce côté « Pierrot », parce que ça fait partie de moi. Je n’ai aucune déficience mentale, je suis juste… ailleurs… Ailleurs que dans un bureau de poste à remplir un document à la con, ailleurs que dans un magasin à chercher des rideaux, ailleurs que dans des embouteillages dont au final je ne garderai aucun souvenir.

Alors vivent les humni !^-^

Il faut juste garder un peu les pieds sur terre, du moins assez pour ne pas oublier comment on s’appelle… Parce qu’un jour, je le sens, même ça je vais l’oublier ! 🙂

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