De Dia Linn à Défaillances. Un peu de névrose dans ce monde de brutes

Publié par le 29 Oct 2017 dans Livres parus | 2 commentaires

Tout le monde est un peu névrotique. Mais si, je vous assure ! On a beau être socialement et politiquement corrects, nous avons tous nos tics et nos tocs, nos peurs irrationnelles, nos fantasmes bizarres, nos obsessions. On vit avec, on fait avec en essayant de marcher le plus droit possible. Mais on est tous un peu bancals quand même.
L’avantage, quand on est auteur – ou artiste, quelle que soit la forme choisie – c’est que nos névroses sont notre fond de commerce. Parce qu’enfin, quel besoin aurions-nos d’inventer des histoires si notre vie était parfaite, lisse comme un miroir, si nos angoisses ne nous réveillaient pas la nuit, parfois, et si nous ne confondions pas, au moins de temps à autre, le rêve et la réalité ?


Passer d’une saga historique de 8 tomes, qui court de 1850 au futur, à un huis clos centré sur une banale histoire d’adultère, il faut être un peu dingue pour faire ce grand écart.
Mais je l’ai fait, joyeusement, en goûtant la même joie à l’écrire que lorsque je me plongeais dans mes recherches historiques ! Je suis en pleine écriture de mon futur bébé, un polar bien sombre, Chimère, qui ne ressemblera en rien à ses frères et sœurs. Et je vais très bientôt me lancer dans la rédaction du 3e tome de Temps Mort, avec ma partner Kathy Dorl, pour me plonger avec délectation dans la folie douce de nos deux héroïnes déjantées.
Et, dans un coin de ma tête, mon futur-futur roman est en train de prendre forme. Lui aussi n’aura rien à voir avec ses aînés, mais alors vraiment rien…
Certains disent qu’un auteur doit choisir un genre et s’y tenir. Ce serait ma mort. Jamais je ne m’enfermerai dans un genre particulier, parce que je veux tout vivre, tout tester – enfin, sur le papier, j’entends ! Mon genre à moi, c’est mon style, et ma marque de fabrique : qu’il s’agisse d’humour, de polar, de roman historiques… mes névroses sont toujours là, bien présentes, bien vivantes, elles viennent alimenter mes histoires et me font prendre de drôles de chemins !
Elles se sont bien éclatées dans Défaillances, que ce soit à travers les personnages humains que dans Chamallow et Chaman, les deux chats témoins de la soirée désastreuse !
Écrire n’est ni une thérapie ni une mise en lumière de ces défaillances d’êtres humains. Elles y sont bien planquées, tranquillement, à la fois obscures et exposées. Et pour le lecteur de les reconnaître siennes, ou de se dire, au détour d’une phrase : « Ah oui, moi aussi »…

 


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Commentaires

Commentaires

2 Commentaires

  1. Névrose ? Vous avez dit névrose ? Toujours préférable à la psychose ou à la perversion… Sauf dans un polar ! Et tu as raison, continue à écrire 🙂

    • Marie-Pierre Bardou

      Merci Agnès ! Entre névrosées, on se comprend !^-^

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