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Transe, de M.I.A : N’abandonnez pas tout espoir…

Publié par le 5 Nov 2017 dans chroniques | 1 commentaire

« Vous qui entrez ici, abandonnez tout espoir ».

Ça aurait pu être la phrase d’introduction de Transe, si M.I.A n’avait pas rechigné à plagier un (tout petit) auteur comme Dante ☺

Mais la phrase d’ouverture du dernier bébé de notre duo terrible commence ainsi : « Le bruit insistant de la pluie vous sort d’un cauchemar sans fin, dépourvu de sens. »

Pas mal non plus !

M.I.A, le duo d’auteurs formé par Hélène et Sébastien – accessoirement, fondateurs des Éditions EHJ – a mis encore une fois la barre très haut. Chacun de leur roman repose sur une contrainte spécifique, une sorte de challenge d’écrivain ! Transe sort encore plus des sentiers battus, puisqu’il s’agit ici d’un « roman dont vous êtes le héros ».
Alors ? Revival d’un genre tombé aux oubliettes depuis les belles années de Levingston et consorts, ou véritable renouvellement du genre ?

Personnellement, je ne suis pas du tout une fan de ce style de romans. Et je ne suis pas une « gameuse » non plus. Ça commençait donc plutôt mal pour moi en démarrant ce bouquin !

Mais je me suis fait avoir. Comme une bleue, même ! M.I.A a eu l’intelligence de créer de « vrais » personnages auxquels on s’identifie, et un scénario à leur image : sombre, complexe, retors et un brin diabolique ! On est vraiment très loin des romans du genre que j’ai pu lire, où il fallait tirer aux dés pour choisir si on va couler ou si le radeau tiendra bon ! Non, là les choix seront bien plus complexes : résoudre une énigme, décider si telle menace est fondée ou non, faire confiance – ou pas – à son partenaire…

Le principe des choix multiples et des différentes fins selon les choix effectués peut surprendre au début. Mais il est impossible de ne pas cliquer sur « Si vous choisissez d’ignorer la consigne, allez à la section X »… et de rejouer jusqu’à ce qu’on ait lu toutes les issues !

Le plus drôle, c’est qu’à ma première lecture j’ai « joué » mon personnage avec ma propre personnalité, comme si c’était Mpi qui se retrouvait dans cet hôpital abandonné et lugubre à souhaits. J’ai pris tous les risques, j’ai foncé tête baissée, avec comme credo mon « Pourquoi pas » qui, dans mon existence réelle, me tient lieu de philosophie personnelle…
Bon, ça n’a pas été une totale réussite, il faut l’avouer. Mais je m’en suis sortie quand même, pas très en forme, un peu cabossée de partout, mais vivante ☺
Ensuite, j’ai rejoué. En choisissant d’autres options, en réfléchissant – oui, oui, ça m’arrive ! ^^ – jusqu’à ce que j’ai trouvé LA solution. Celle qui nous permet d’en sortir non seulement indemne, mais très fière de soi ☺

Donc, vous qui entrez ici, n’abandonnez pas tout espoir… et plongez !


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De Dia Linn à Défaillances. Un peu de névrose dans ce monde de brutes

Publié par le 29 Oct 2017 dans Livres parus | 2 commentaires

Tout le monde est un peu névrotique. Mais si, je vous assure ! On a beau être socialement et politiquement corrects, nous avons tous nos tics et nos tocs, nos peurs irrationnelles, nos fantasmes bizarres, nos obsessions. On vit avec, on fait avec en essayant de marcher le plus droit possible. Mais on est tous un peu bancals quand même.
L’avantage, quand on est auteur – ou artiste, quelle que soit la forme choisie – c’est que nos névroses sont notre fond de commerce. Parce qu’enfin, quel besoin aurions-nos d’inventer des histoires si notre vie était parfaite, lisse comme un miroir, si nos angoisses ne nous réveillaient pas la nuit, parfois, et si nous ne confondions pas, au moins de temps à autre, le rêve et la réalité ?

(suite…)

Les 10 bonnes raisons de lire « Défaillances »

Publié par le 15 Oct 2017 dans Livres parus | 0 commentaires

Ah, je suis sûre que ça vous manquait ! Mais si, mais si, avouez ! Sacrifions donc au rite des « 10 bonnes raisons de lire… » mon dernier bébé,

« Défaillances » !

1/ Parce que vous aimez les chats. Et vous serez servis. Deux personnages centraux de Défaillances sont campés par deux adorables – ou pas – bébêtes poilues, deux chats donc, observateurs et même acteurs des drames de l’histoire…

2/ Parce que vous n’aimez pas les chats. Observateurs et acteurs, ils sont aussi…victimes !

3/ Parce qu’on a tous connu ça, une soirée qui tourne mal, où les choses dérapent… et que c’est assez jouissif de s’imaginer comment ça peut encore plus mal tourner ! Je suis un peu perverse, et j’assume ^-^

4/ Parce que vous aimez croiser la route de personnages à la fois communs et qui se révèlent surprenants…

5/ Parce que je vous propose une « balade » dans le temps, avec flashes back et anticipations, qui vous fera tourner la tête !

6/ Parce que vous voulez savoir, bon sang de bonsoir, qui est mort dès le début de l’histoire ? Fausses pistes et chausse-trappes ponctueront votre quête…

7/ Parce que vous aimez les ambiances oppressantes, les malaises indéfinissables, les cailloux dans la chaussure… Comment ça, vous n’aimez pas ?

8/ Parce que chacun peut se reconnaître dans ces personnages, somme toute très banals, et que la morale de l’histoire est que… il n’y en a pas.

9/ Parce que c’est une histoire usée jusqu’à la corde, et que vous êtes curieux de savoir de quelle manière j’ai pu la rendre captivante… non ?

10/ Parce que vous ne sauriez supporter une seule seconde l’idée de ne pas lire l’un de mes livres, et que… D’accord, je ne suis pas très crédible, là ! 🙂


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Le 25 septembre, apprivoisez vos défaillances !

Publié par le 31 Août 2017 dans Livres parus | 0 commentaires

La page est tournée : après plus de 5 années d’écriture de mon épopée irlandaise, je suis passée à autre chose et j’ai abandonné ma saga Dia Linn à son existence libre et indépendante ! ^-^

Et après un marathon de 8 romans, quoi de mieux qu’un « one shot » ?

J’ai donc pris un virage à 90 degrés, et rangé mes recherches historiques, mes personnages familiers et mes grandes envolées lyriques pour écrire un roman bien plus intimiste, aussi différent que possible de ma saga irlandaise.

Ce n’est pas une volonté d’éloignement, notez bien, comme on décide après une rupture amoureuse de rentrer dans les ordres ou de se teindre les cheveux en rose fuchsia (ben quoi ?). Non, non, ça c’est fait tout seul, naturellement.

Un écrivain vit 1000 vies en une, et l’un de ses plaisirs est de prendre ces virages, justement…

(suite…)

Pourquoi pas ?

Publié par le 23 Avr 2017 dans Articles divers | 2 commentaires

choixIl fait un temps magnifique. Un régal de printemps, promesse de chaleur, de jours qui s’allongent langoureusement et de rires d’enfants à l’ombre des arbres. Certains pense aux draps qui vont sécher plus vite, d’autres aux apéros qu’il sera si agréable de boire en terrasse, d’autres encore installent leur transat, ouvrent un bouquin, sortent crème solaire et lunettes noires. On va flâner, tranquilles, jusqu’à la boulangerie. On croisera des chiens qui promènent leurs maîtres, des gamins qui tirent sur leur laisse, des mamies qui s’aventurent, prudentes, dans les rues baignées de lumière.

Et on fera un petit crochet par le bureau de votes. Puisqu’on y est.

Et on pense aux lignes qu’on va écrire, en rentrant, tout à l’heure, après avoir fait son devoir de citoyen. En se demandant si cela a vraiment servi à quelque chose. Si la voix déposée dans l’urne, ajoutée à celle de millions d’autres, va compter.

Elle sera comptée, oui, mais comptera-t-elle ?

On la donne quand même. Malgré les doutes, malgré la lassitude, malgré le chaos généré depuis des semaines par tous ces quidams qui hurlent leurs con-victions et se sont soudain auto-proclamés spécialistes en politologie, économie et autres, tous des experts d’un seul coup, assenant leur opinion comme s’il s’agissait de vérités universelles.
Se dire qu’on ne détient aucune vérité, que nous ne sommes pas des experts, que nous ne pouvons que tâtonner et croire que, peut-être, notre voix comptera.
Et après tout, pourquoi pas ? Il fait beau, les rues sont dorées d’une lumière chaude et douce et bientôt les ombres vont s’allonger en murmurant les mots que nous coucherons, tranquilles, sur le papier.

Car tout est là : pourquoi pas ?


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L’amour ne fait pas mal… en général

Publié par le 2 Avr 2017 dans Articles divers | 2 commentaires

amourJ’entends toujours dire des trucs comme ça : l’amour fait mal ; il blesse, il brise les cœurs et les âmes, il fait douter de soi et des autres.

C’est de la pure connerie, tout ça. L’amour ne fait pas mal. Son absence, si.

C’est l’amour « mauvais » qui blesse, qui frappe, qui assomme, c’est le faux amour, qui se cache sous un faux nom. C’est l’amour qui finit, qui s’achève, qui fait mal. Pas celui qui est là, pas celui qui nous enveloppe de sa douceur, de son désir, de son élan.
L’amour ne blesse que par son ombre, son envers, sa négation. La solitude forcée ou, pire encore, la haine camouflée en attachement, ça oui, c’est mortel. C’est l’absence qui tue, ou la présence non aimante quoi qu’elle en dise. La perte, le deuil, la rupture, le manque, la séparation, l’indifférence, la trahison…

Tant de mots pour décrire l’envers de ce qui n’en porte qu’un seul, un seul nom, car il se suffit à lui tout seul : aimer. Un frère, un enfant, un parent, un amant, un ami, un compagnon ou une compagne humain(e) ou non. Créer des liens, sourire et partager, caresser, se blottir, réconforter et être réconforté. Aimer. Éprouver ce qui est le plus précieux au monde, la tendresse, pour quelqu’un d’autre. Être touché, physiquement et moralement, vibrer, vivre.amour2

« Les histoires d’amour finissent mal… en général ». On connaît tous la chanson ; et elle a raison. Elles finissent toujours mal car on meurt, c’est bête hein. On meurt ou on se sépare. Et cet amour reste là, tout seul comme un con, impossible à donner à quelqu’un d’autre car il est unique, cet amour, il n’est que pour lui ou pour elle. Il ne se duplique pas. Il reste là et nous avec, et là oui, ça fait mal. Mais pas parce qu’on a aimé. Parce qu’on ne peut plus le donner, c’est tout.

L’amour ne fait pas mal.

Le seul problème est que ses objets ne sont pas éternels, alors que lui, il l’est. C’est con. Mais c’est précieux aussi. Infiniment précieux et rare. Comme chaque trace d’existence, éphémère et pathétique, qui ne se résigne jamais à disparaître complètement et à se dissoudre dans le néant de ce qui n’est plus.


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Le cri de la tomate

Publié par le 19 Mar 2017 dans Articles divers, Livres parus | 2 commentaires

tomatesDurant mes recherches sur le dernier tome de Dia Linn, Sinn Féin, je suis tombée sur ce long article, troublant.

http://www.matierevolution.org/spip.php?article2006

Du coup, je suis allée fouiller et farfouiller, comme je le fais d’habitude, petite fourmi curieuse et laborieuse – oui, oui, c’est tout moi ça 🙂
Je cherchais des pistes pour créer mon monde écolo « parfait », puisque je partais du principe qu’en 3050, c’est à dire l’époque dans laquelle mon héroïne, Cyan, évolue, le monde ne peut qu’être écolo… ou n’être plus. Le végétarisme me semblait une évidence, du moins une limitation drastique de la consommation de viande, vues les ressources incroyablement énergivores que sa production nécessite.

Ok, jusque là c’est simple. On ne tue presque plus d’animaux, tant pour des raisons économiques que par conviction. Ce n’est pas difficile d’être traumatisé par les conditions ignobles de « production » et de mise à mort des bovins, poulets et autres bébêtes dont la souffrance est palpable.
Un animal, ça crie, ça se tord de douleur, les mères appellent leurs petits qu’on leur arrache avec des gémissements qui vous tordent l’âme et oui, c’est facile de refuser d’infliger ça.

Mais la tomate, hein, qu’est-ce qu’elle dit la tomate ?

A priori c’est con une tomate. Ça pousse et ça mûrit gentiment, attendant qu’on la cueille pour être découpée en rondelles et, agrémentée de mozzarella et de basilic, d’un filet d’huile d’olive et de… miam ! Bref, la tomate on la bouffe et puis basta. C’est pourquoi je n’ai pas trop aimé cet article. Pas du tout, même.

Comment ça, les végétaux éprouvent des émotions, eux aussi ? Comment ça, ils communiquent entre eux, se défendent, réagissent au stress, ressentent la douleur et le plaisir ? Hein ? Quoi ? Mais qu’est-ce qu’ils ont tous, à être émotifs, tous nos casse-dalle ?

(suite…)

La « vraie vie  » ?

Publié par le 12 Mar 2017 dans Articles divers, Livres parus | 2 commentaires

dimensionsLe quotidien d’un auteur ressemble un peu à une série SF ☺…

Mes pensées, mes actions, mes réflexions fonctionnent toujours en 3 temps : comme si trois dimensions bien distinctes cohabitaient, se télescopaient, s’emboîtaient continuellement. Étrange autant que bizarre ! ^-^

Dans la 1ère dimension, je suis en pleine promotion de mon dernier roman. Vous le savez, aujourd’hui un écrivain ne peut plus se contenter… d’écrire, tout bêtement. Non non, il doit s’occuper de la promotion de son dernier ouvrage, faire parler de lui, demander des retours et des commentaires de lecteurs, donner envie à de potentiels aficionados de découvrir son bébé… Mon dernier roman, Sinn Féin, Le Livre de Cyan, est sorti en décembre 2016 et c’est aussi l’ultime tome de ma saga Dia Linn, c’est dire si je dois mettre le paquet pour qu’il soit bien accueilli !

En parallèle, je viens de finir mon prochain roman, qui – si tout va bien – sortira en octobre 2017. Un style tout à fait nouveau pour moi : un huis-clos, sur fond d’histoire d’amour adultère… une histoire qui finit mal, évidemment ! ☺ Voilà pour la seconde dimension : « Défaillances » sera bientôt dans les starkings blocks !viequotidienne

Et enfin, dans la 3ème dimension… Il y a le prochain, le futur, celui dont je n’ai pas encore accouché d’un seul mot. De ce bébé-là, j’ai déjà le nom, la structure générale, l’intrigue. Celui-là est en gestation, il mûrit tranquillement, entre deux idées de génie – qui, finalement, s’avèrent souvent peu géniales – et trois réflexions profondes. Une 3ème dimension en filigrane, souterraine, mais une étape incontournable au principe de la création.

Ça peut sembler très légèrement inquiétant, cette histoire de 3 dimensions, mais en fait c’est plutôt fun pour celui ou celle qui la vit. Sans compter qu’il y a quand même un 4ème univers qu’un auteur a tendance à, parfois, oublier : celui de tous les jours, le banal, le quotidien. Travailler, faire ses courses, son ménage. Aimer ; pousser des coups de gueule ; se demander comment on va payer ses factures ; avoir le cœur qui bat plus vite quand l’heure approche de « le » voir ; faire des blagues idiotes au boulot. Rire de ses propres blagues. La vraie vie, quoi.

Quoi que, ma vraie vie, je ne sais pas trop où elle se trouve. Mais on s’en fout un peu, non ? 🙂


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Un monde parfait ?

Publié par le 5 Mar 2017 dans Livres parus | 1 commentaire

mondeparfaitDans le tome 8 de Dia Linn, Le Livre de Cyan, je me suis avant tout posée une question : est-ce que l’Humanité sera toujours présente dans un millénaire ?

Parce que si on prend la situation actuelle et qu’on se projette dans le même univers… en pire, comme dit l’autre si vaillamment : « C’est pas gagné ! » ☺

Je me suis donc projetée dans un monde quasi-parfait, le seul qui semble assurer la survie des Hommes pour encore de lonnnngs cycles d’évolution. Illusion ? Excès de positivisme ? Abus de substances hallucinogènes ? ^-^

Non non, rien de tout ça. Les consciences se réveillent actuellement. Lentement, mais elles le font. A chaque fois que je discute avec des amis, il y a toujours un moment où je réalise qu’ils sont dans la même démarche que la mienne : manger moins de viande, faire plus attention à ce que l’on consomme et d’où viennent nos produits de consommation, leurs conséquences (sociales, écologiques, économiques, humaines, de santé…).

Il y a quelques temps, je suis tombée sur cet article : http://www.leparisien.fr/flash-actualite-economie/usa-la-baisse-de-frequentation-des-mcdonald-s-se-confirme-26-07-2016-5996417.php
C’est plutôt encourageant, non ? Certes, le chemin est encore long – le mien aussi, d’ailleurs ! Mais je trouve que déjà, un immense pas est franchi : faire attention à ce que l’on fait, faire des choix conformes à ce que l’on veut être.

Je ne suis pas végétarienne et je ne pense pas que je le deviendrai un jour – quoi que…

J’aime trop la viande pour ça, et il va falloir du temps avant que je me débarrasse de cette appétence qui me vient de mon éducation, de mon enfance, de tout ce qui m’a façonnée depuis plus de 40 ans. Mais j’ai réduit de manière drastique ma consommation carnée et, surtout, je fais très attention à ne plus me fournir que dans les circuits courts, directement auprès des éleveurs. Ce n’est pas l’idéal, mais c’est déjà un début.couv_blog
J’entends souvent dire que l’être humain est un prédateur, que nos ancêtres homo-sapiens mangeaient les mammouths qu’ils chassaient. C’est quand même oublier quelques détails « de taille » : leur alimentation était composée à 90 % de légumes et de céréales, la viande était exceptionnelle ! Et ils jouaient leur peau à chaque fois. Qui peut dire aujourd’hui qu’il a risqué ses fesses à traquer et abattre une bébête pour la déchiqueter ensuite de ses dents aiguisées ? Ça, c’est un prédateur. Nous, nous sommes plutôt… des charognards ☺ Chouette, non ?

Bref, le chemin est encore long, mais on y est quand même. Au tout début.

Dans le monde de Cyan, la consommation de viande est exceptionnelle, réservée à des événements importants et des célébrations. Le monde de Cyan est un univers où la redistribution des ressources est la priorité, comme le recyclage à 100 % des déchets et l’utilisation exclusive d’énergies renouvelables…

Un monde parfait ? Presque… Il y a quand même une baleine sous le gravillon…  ^-^ Et cette baleine, c’est à vous de la découvrir en vous plongeant dans le dernier opus de la saga Dia Linn ! ☺


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Le regard des autres

Publié par le 26 Fév 2017 dans Livres parus | 0 commentaires

regard-des-autresCe qu’il y a de magique, quand on est écrivain, c’est qu’on fait ce qu’on veut. On est aux commandes, the boss quoi ! C’est bien le seul domaine où c’est le cas, alors autant en profiter ! ☺

Dans le dernier tome de Dia Linn, Sinn Féin, le monde que j’ai imaginé part d’un postulat dont nous sommes trèèèès loin aujourd’hui : une parfaite égalité hommes / femmes. Qu’il s’agisse de droits ou de capacités, rien ne distingue la gent féminine de son pendant masculin. Les femmes peuvent se comporter et s’habiller comme elles le désirent sans susciter de réactions quelconques…
J’avais très envie de créer un monde comme celui-ci. Un monde où le regard des autres ne serait plus fonction de son sexe et de la place qu’on est censés assumer – et, surtout, y rester bien sagement.
Ce sont de petites scènes de mon propre quotidien qui m’ont fait réfléchir– oui, parfaitement, ce sont des choses qui m’arrivent parfois ! ☺

Réfléchir surtout au fait que, sans même en avoir conscience, nous sommes dans le jugement permanent. Dans la projection, la subjectivité.
Un jour, je me promenais avec un ami. Il faisait beau, chaud – très chaud même pour la saison – et on profitait du soleil en faisant le tour du lac après un bon déjeuner, break délicieux avant de reprendre le travail. Je portais une mini jupe. Parce qu’il faisait chaud, parce que j’aime porter des mini jupes et pis c’est tout.
Cette fameuse après-midi là, au bord du lac, nous avons croisé une femme : à peu près de ma génération, en jogging et a priori en pleine séance de running. Et je crois bien que je serais morte foudroyée sur place – oui, là, sous le soleil au bord du lac – si un regard pouvait tuer. J’avoue ne pas avoir résisté au fou-rire, ça m’a paru tellement ridicule et disproportionné ! Du coup ça n’a pas arrangé l’humeur de la dame, mais enfin quoi ? Je ne me baladais pas à poil, et puis elle n’était même pas courtissime, ma jupe ! Merde alors !couv_blog
Je me suis demandé ce qu’elle pouvait bien voir en moi pour la rendre si agressive…. Venait-elle de se faire larguer comme une vieille chaussette ? Peut-être n’était-ce pas ma jupe, après tout, qui provoquait son ire, mais le compagnon à mon bras ? Ou bien était-elle issue d’un milieu de juifs orthodoxes, de musulmans pas modérés ou de chrétiens intégristes, et en ce cas ma tenue appelait sur moi toutes les foudres d’un Dieu qui hait profondément, évidemment, les jambes qu’Il a créées… Ou encore, peut-être souffrait-elle d’odieuses varices, rendant hostiles aux regards ses propres membres inférieurs ? Ou alors… Et je suis partie dans un délire personnel que chaque auteur, je crois, a déjà dû vivre des milliers de fois… Imaginer une vie, un destin, des émotions qui pourraient expliquer le courroux d’une femme à la vue d’une autre, simplement parce qu’elle porte un petite jupe.

Et de cette scène, mon héroïne, la belle Cyan, est née !


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