Chimère : quand le passé se réinvente

Publié par le 24 Juin 2018 dans Livres parus | 0 commentaires

Demain, dès l’aube… Ou plutôt dans l’après-midi, sortira mon dernier « bébé », le 14e que publieront les Éditions Hélène Jacob ! Fidèle à ma maison d’édition, qui a toujours été un moteur dans mon processus créatif, je suis ravie de vous présenter Chimère :

« Il n’a pas d’identité. Ou plutôt, il vole celle des autres : des morts, des disparus, choisis soigneusement. Des individus seuls, isolés, sans famille ni amis, dont personne ne réclame la mémoire.
Il s’invente des vies au gré de ses usurpations, s’improvise médecin, pompier, homme d’affaires, musicien… abandonnant ses différentes enveloppes lorsque son nouvel entourage devient trop « présent ». Surdoué, il n’est personne et il est tout, capable de tout sauf d’exister.

Jusqu’au jour où l’une de ses identités se révèle moins solitaire que prévu : la petite sœur d’Armand, qu’il pensait être fils unique, croit son frère revenu d’entre les morts et se met à harceler l’usurpateur. Il doit disparaître à nouveau ; mais elle est si jolie, Albane…
Et dans l’ombre, un flic, qui le suit et le traque sans relâche. Le policier l’a surnommé Chimère, et c’est bien ce qu’il est.
Que fuit Chimère ? À son passé, l’homme qui n’a pas de nom va-t-il survivre ? »

Chimère est une sorte de retour aux sources. J’ai choisi un personnage masculin aussi insaisissable que possible, fuyant, indocile à toute classification.
À l’origine, il y a un drame. Un véritable carnage, le genre d’événement qui ne s’oublie pas. Pourtant, c’est bien de mémoire qu’il s’agit ici. Perte accidentelle pour commencer, puis oubli volontaire : un refus assumé de ce que l’on est, de là d’où l’on vient, de ses origines comme de son histoire personnelle.
Car mon personnage a un pouvoir dont nous avons tous rêvé, à un moment ou à un autre (enfin, en tous les cas moi j’en ai rêvé !) : changer de vie et de peau à volonté, se réinventer, se plonger dans la vie vierge de tout fardeau. Pas de regrets, pas de souvenirs qu’on préférerait renier, pas de trait de personnalité pesant ou d’espoirs encombrants… C’est un caméléon, qui échappe aux codes comme aux lois.
J’ai rêvé d’un être qui refusait son passé et se créait des vies fictives, qui se cherchait partout là où il n’était pas. Car c’est bien la morale de ce conte – il y en a toujours une, n’est-ce pas ?
Nous sommes notre histoire. Ma Chimère a beau changer de nom, se travestir, devenir autre à chaque fois, changeant de peau comme la mue d’un serpent…. il n’en reste pas moins ce qu’il est : un homme hanté par son enfance et que ne fait jamais que la fuir.
En l’affrontant enfin, en cherchant la vengeance sinon la justice, Chimère va se mettre en danger, certes. Et il se montrera implacable, détruisant sans remords – ou si peu – chacun de ceux qui ont saccagé son enfance et la vie des siens.
Mais il découvrira surtout que ce qu’il désirait depuis si longtemps était là, juste à portée de main. Il lui fallait seulement revenir à ce qu’il est. Non pas une Chimère, mais un homme.

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