Dia Linn tome 5 – « Babbit » : une expérience américaine

Publié par le 5 Juil 2015 dans Histoire | 2 commentaires

couv_numDL5L’un des avantages de faire des recherches pour un roman, ce sont les découvertes : de personnages, de faits oubliés du grand public, de mœurs… et d’œuvres. Lorsque j’ai commencé mes recherches pour le tome 5 de Dia Linn, je me suis surtout intéressée à ce qui allait me servir immédiatement. Le Chicago des années 20, la Prohibition, la mafia, les guerres de gangs… Mais je voulais aussi, en parallèle, en savoir plus sur la manière de vivre des gens « normaux », ceux qui ne se baladaient pas 7 jours/7 avec un flingue dans leur poche ! 🙂

J’ai ainsi découvert un roman étonnant : Babbit, de Sinclair Lewis. Une œuvre qui, en son temps, a eu un grand retentissement, et a valu à son auteur le premier prix Nobel attribué à un romancier américain. Il a été écrit en 1922, et met en scène l’american way of life telle qu’on l’entendait à cette époque. Le héros, Georges Babbit, est bien l’anti-héros parfait : un américain moyen plein de certitudes et de préjugés, et dont la seule ambition est de se conformer aux vues de la classe moyenne laborieuse et aveuglée par les nouvelles technologies, boostée par l’embellie économique – qui devait s’effondrer très vite avec la crise de 1929.chicago

Ça a été une découverte hallucinante : si on enlève toute référence aux barbiers, aux technologies, on a l’impression de lire un roman écrit en 2010 ! C’est le début du capitalisme, le développement de la société de consommation de masse, avec toutes les tares de la société moderne : standardisation de la pensée, volonté d’amasser tout ce qui peut éblouir son voisin, besoin viscéral d’être « dans le lot » tout en étant un peu au-dessus…

Et au-delà, avec une écriture d’une grande finesse, l’auteur raconte la descente aux enfers de ce brave homme sans culture, sans intérêt, sans originalité d’aucune sorte, qui découvre un jour que courir partout en cherchant à épater ses voisins s’avère vide de sens. D’un personnage commun et lisse, il fait un homme plein de fêlures et de doutes, dont le dérapage progressif semble aussi terrible qu’inéluctable. Une œuvre subtile, puissante et d’une grande cruauté.

USA années 20Une magnifique découverte, donc, et un roman à redécouvrir pour se rendre compte qu’en un siècle, à part notre langage, notre technologie et nos modes de locomotion, absolument rien n’a évolué… De quoi donner envie d’aller s’exiler trèèèèèèèèèèèèèès loin et trèèèèèèèèèèèès longtemps ! 🙂


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Commentaires

Commentaires

2 Commentaires

  1. C’est bien ce genre de conseil, ma’ame marie-Pierre, c’est toujours agréable de découvrir de nouvelles choses qui sortent des sentiers rebattus… 🙂

    • Marie-Pierre Bardou

      Avec plaisir, M’ame Agnès ! 🙂 Tu m’en diras des nouvelles !

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