Égalité… ou pas ?

Publié par le 24 Avr 2016 dans Articles divers | 0 commentaires

womanJe ne me considère pas comme une féministe. Sans doute parce que je n’ai jamais eu à lutter contre la société pour trouver ma place en tant que femme (d’autres l’ont fait pour moi, et continuent à le faire) et aussi parce que les hommes qui m’ont entourée, personnellement ou professionnellement, ont toujours été « des mecs bien »… Mon éducation, ma carrière qui ne m’a jamais amenée à me trouver en concurrence avec la gent masculine… Les femmes qui m’ont servi de modèles et qui ont, toutes, une très forte personnalité,  ne se comparant jamais aux mecs et n’ayant jamais eu besoin de le faire… Tout ceci explique peut-être cela.

Quand je constate que ce n’est pas toujours le cas, que beaucoup de femmes dans le monde – et pas seulement dans les coins reculés de la planète ! – doivent se battre constamment contre la pression sociale, contre les lois, contre le harcèlement, la dévalorisation voire bien pire… Il y a toujours, dans mon esprit, quelques secondes de surprise. Hein ? Mon monde n’est-il pas celui de tous ? Est-ce qu’il n’est pas merveilleux et épanouissant d’être une femme… pour toutes les femmes ? Ben non, cruchonne.

Certes, voir constamment des pubs où des gonzesses à poil semblent absolument indispensables pour faire vendre du parquet vitrifié, ça m’agace. Mais bon, ça ne fait que ça, m’agacer. Je ne me sens pas vraiment concernée – m’en fous, moi, du parquet vitrifié, et de la gonzesse aussi. Des remarques sexistes, j’en ai eu ma dose comme toutes les filles – l’exemple le plus récent ? Un de mes collègues ayant appris que j’écrivais des romans m’a demandé, très naturellement : « Ce sont des bouquins à l’eau de rose ? »… parce que bien sûr, une femme ne peut écrire que des romances sucrées et très légèrement érotiques… – et ça m’agace aussi, mais sans excès: je les prends pour des vieux relents d’un machisme primaire, une sorte de sous-développement masculin qu’il faut leur pardonner.

Je crois que je suis un peu bête, à ce sujet. Ou inconsciente. Quand je regarde ça (vidéo), je réalise que je vis dans le monde des bisounours.

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Dans mes romans, les femmes sont à l’image que j’ai de la féminité en général : les héroïnes de Dia Linn, qu’il s’agisse des personnages principaux ou des autres, ont de la personnalité à revendre. Eileen, Neve, Maav… Désirée, Kinta, Rachel, Jolene… Elles sont fortes et, si elles évoluent dans des univers profondément machistes, elles s’en sortent très bien ! Parce que je n’imagine pas qu’il puisse en être autrement, tout simplement. Je suis en pleine écriture du dernier tome, Sinn Féin, un univers où hommes et femmes sont exactement sur le même pied d’égalité, qu’il s’agisse de droits, de carrières, d’attitudes… et rien ne me semble plus normal, plus naturel.

Il va peut-être falloir que je révise mon jugement, et que j’aille explorer cet autre aspect, qui m’est si étranger.

Une chose est sûre, en tous cas : quand on regarde cette vidéo, on se rend compte qu’il reste encore du pain sur la planche ! Et ça me donne déjà quelques idées pour mon futur roman… 🙂


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