James Lee Burke : la pépite !

Publié par le 6 Mar 2016 dans Articles divers | 0 commentaires

burkeQuand on se lance dans un roman historique, on va forcément à la recherche de sources diverses, fiables et bien étayées, pour aborder les lieux et/ou les événements historiques qui vont servir de toile de fond à son histoire.

Il ne suffit pas de connaître les dates, les événements. Quand j’ai écrit les tomes 6 et 7 de Dia Linn, plusieurs parties étaient consacrées à la vie en Louisiane – dans les années 50, puis 70. Or, n’ayant jamais mis les pieds dans cet État, j’étais un peu… heu,  limitée ! 🙂

Je peux prendre des faits, noter des dates… et c’est tout. Comment je sais, moi, ce que les gens vivaient au quotidien pendant cette période ?  Alors je me plonge dans les romans, les films, les musiques, je creuse, je cherche la pépite… et je trouve, à chaque fois !

Pour la Louisiane, ma pépite se nomme James Lee Burke. J’ai un peu honte, aujourd’hui, de ne jamais avoir croisé la route de cet auteur prolifique (plus de 35 romans à ce jour !) et blindé de récompenses glorieuses : Prix Edgard-Allan-Poe en 1990, Grand prix du roman noir étranger du festival du film policier de Cognac en 2004, Grand prix de littérature policière en 1992 ; un Grand Master Award en 2009 pour l’ensemble de sa carrière…

Mais non, j’étais passée à côté. Mais c’est LE bonus des recherches historiques quand on se lance dans ce genre de challenges : des découvertes fabuleuses !

Et définitivement, Burke est l’un de mes bonus préférés.burke2

Cet auteur a vécu toute sa vie dans le Sud Profond des USA, dans les bayous près de la Nouvelle-Orléans. Vétéran du Vietnam, il écrit très jeune et enchaîne les succès. Son roman le plus connu, sans doute, est « Dans la brume électrique », dont a été tiré le film éponyme…

Je suis tombée littéralement amoureuse de son écriture. Un style très masculin – sec, sobre, presque austère – qui  côtoie sans heurts un lyrisme quasi « charnel », vivant, vibrant : avec Burke, on écoute, on sent, on touche… et on ressent, intensément. Ses personnages, durs et torturés, sont aussi profondément humains, même les salopards : il n’y a ni blanc ni noir, ni gentils ni méchants, juste des âmes perdues qui tentent de vivre. L’existence dans le sud profond est décrite avec tellement de réalisme qu’on a la sensation d’y évoluer  soi-même : les splendeurs du Mississippi ne cachent pas la noirceur d’une société profondément raciste, enchaînée à son histoire et capable du pire…

Avec l’auteur, on se promène dans les ruelles de la Nouvelle-Orléans ou dans les bayous infestés de moustique,  on écoute de la Zydeco, du jazz et de la country cajun dans les rades à bière ; on assiste, impuissant, aux ravages des plateformes pétrolières détruisant jour après jour la faune et la flore, on dévore un Po’Boy et on sent le poids énorme, incoercible, du passé – la guerre de Sécession, l’esclavage, le Klu Klux Klan…

Burke possède un talent exceptionnel : celui de faire plonger, littéralement, son lecteur dans son monde. On en sort un peu sonné, ébloui et choqué… et on en redemande ! Mais vu le rythme de parution de ses romans, je ne resterai jamais en manque très longtemps ! 🙂


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