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Le jeu du défaut

Publié par le 22 Jan 2017 dans Articles divers, JEUX | 0 commentaires

matinIl y a déjà quelques temps (oui, je sais, je ne suis pas très précise…) je me suis amusée à participer à un jeu. Le but était de « vendre » un défaut personnel, pour le rendre le plus séduisant possible. Ce matin, ce petit texte était d’une actualité criante de vérité, en ce qui me concerne !!! 🙂 Et je crois bien l’avoir trop bien « vendu » ^-^

Mais si vous voulez participer et m’envoyer vos propres publicités, ça peut donner des choses sympathiques… Voici ma réclame personnelle, dédiée à toutes les charmantes ronchonnes du matin que je connais 🙂

« Sache, mon doux amour, que tu as tort de dénigrer ainsi mon air revêche le matin au réveil.
Certes, la vision d’une tête échevelée et aussi gracieuse que le pitbull du voisin peut avoir un côté légèrement déprimant. Mais cela a aussi des avantages. Je te les décris ici, mon bonbon en sucre :
Je ne t’emmerderai pas à te raconter mes rêves/mes cauchemars/mon insomnie/mes crises de nerfs à t’écouter ronfler comme un sonneur de cloches (rayer la mention inutile).
En fait, je ne te raconterai rien, et je ne veux surtout pas que tu me racontes quoi que ce soit, mon ours en peluche.
Donc, autre avantage : si tu as une chose désagréable à me dire – un aveu gênant à me faire, par exemple, et qui risque de faire basculer du côté obscur de la force notre relation si passionnée et si intense – alors c’est le bon moment : je ne t’écouterai pas. Tu peux en profiter et tu pourras même, cerise sur le gâteau, me reprocher avec quelque véhémence de ne pas avoir accordé d’attention à tes dires lorsque le sujet reviendra sur le tapis. C’est tentant, n’est-ce pas ?
Ensuite, étoile de ma vie, il est souvent notoire qu’au lever, tu te sentes en pleine forme – doux euphémisme. Bon, c’est aussi l’intérêt d’avoir une ronchonne du matin à tes côtés : hop, et que ça aille vite ! Je ne te demanderai aucun préliminaire interminable, je serai d’une grande indulgence envers tes prouesses sexuelles. Pour tout dire, je ne penserai qu’à ma tasse de café.
Si, malgré tout, mon air revêche te donne des envies de te rendormir, sache O lumière astrale de mes jours, que cela ne me pose aucun problème – bien au contraire. selevertot
Dernier avantage, et non des moindres : si, comme je l’espère, tu respectes ma matinale grincheusité, je t’en serai tellement reconnaissante que tu auras toute la journée à tes côtés une femme heureuse, épanouie et souriante…
J’espère t’avoir convaincu, mon roudoudou à plumes, que tu as vraiment tout intérêt à me lâcher les baskets lorsque l’aube blanchit la campagne, etc. Et nous nous quitterons pour notre journée de dur labeur, nos chemins se séparant douloureusement et nos cœurs se déchirant de l’absence de ces quelques heures durant lesquelles tu auras en tête, je le crains, ma face de carême jusqu’au soir. »


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De l’ego en trop dans l’équation

Publié par le 8 Jan 2017 dans Articles divers | 4 commentaires

le-chat-egoDans l’univers cruel et plein de pièges retors de l’écrivain lambda – par lambda, je veux dire qui ne fait pas partie des 0,000000000000000001 % d’auteurs parvenant à vivre de leur plume – il y a un écueil particulièrement épineux à gérer : le fragile équilibre entre le sérieux et la modestie.

Parce que j’ai l’incroyable chance – si si, incroyable ! – d’avoir une double casquette, celle d’auteur et celle de membre d’un comité de lecture, je suis bien placée pour évaluer cette fragilité.

En tant qu’auteur, je suis la première à franchir l’écueil – celui dont je vais vous parler très vite, je sais, il faut suivre… Mais ma modeste contribution au travail éditorial de ma maison d’édition me permet d’avoir d’énooooormes clignotants rouges qui me sautent au visage en hurlant : attention, ego en attaque !

(suite…)

Sinn Féin, le Livre de Cyan : un grain de sable…

Publié par le 11 Déc 2016 dans Livres parus | 3 commentaires

couv_blogPour le dernier tome de ma saga Dia Linn, sorti ce lundi, j’ai fait un graaaaaand écart 🙂 Car l’univers dans lequel évoluent les descendants d’Eileen et consorts ne fait plus partie de notre passé, mais d’un futur… possible ? Improbable ? A mes lecteurs de me le dire ! 🙂

C’était vraiment bizarre, je l’avoue, de ne plus avoir de recherches historiques à faire, de notes à prendre, de bibliothécaires à traumatiser par mes demandes plus bizarres les unes que les autres (« vous n’avez rien sur les coyotes, leurs mœurs, tout ça ? »; « Je cherche des détails sur l’invasion d’Alcatraz par les Indiens en 71″…), de traque patiente et parfois frustrante… J’avoue que ça me manque. Je crois bien qu’après les projets immédiats d’écriture, je vais m’y replonger. Si, si, je suis un peu maso ! ^- ^

Non, cette fois c’est un monde créé de toutes pièces, ou plutôt une projection de ce que pourrait être notre monde dans… quelques millénaires. Et il n’est pas mal du tout, ce monde, si on le regarde de haut ! Plus de guerres, plus de famines, une redistribution totale des ressources de la planète, aucune discrimination de genre, de sexe, de religion; un univers fonctionnant à 100 % aux énergies renouvelables, un monde écolo et propre, juste et en paix.

Improbable ? Attendez, chers lecteurs. Il vous faut perdre de la hauteur et aller voir dans le détail… Parce qu’en fin de compte, un tel monde ne peut exister sans, à sa base, un petit grain de sable… Voire une baleine sous un gravillon !

Cyan, l’héroïne de Sinn Féin et la dernière descendante des O’Callaghan, l’apprendra à ses dépens. Pour créer un monde parfait, il faudrait que les êtres humains le soient. Ce qui est loin, mais alors très loin d’être le cas…

 


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Les 10 excellentissimes raisons de lire le tome 7 de Dia Linn, Slán ! :-)

Publié par le 27 Nov 2016 dans Livres parus | 0 commentaires

Mp-Bardou- Dia Linn 7 - copieVous avez remarqué ? Mon traditionnel « les 10 bonnes raisons de lire »… arrive de plus en plus tard après la sortie de l’opus en cours 🙂 Heureusement que j’arrive à la fin de la saga, parce que je dois sérieusement jongler avec mes neurones pour dénicher de lumineuses idées au bout du 7ème épisode !

Mais tenez bon, matelots ! Dans une semaine, le dernier tome de Dia Linn sera disponible ! En attendant, je commets enfin mon « 10 bonnes raisons » (que dis-je, bonnes ? Excellentissimes ! ^-^) de découvrir l’avant-dernier de la série, Le Livre de Cathan !

Je suis certaine que vous serez sensibles à ces arguments fracassants…

1- Parce que vous voulez enfin savoir qui est ce mystérieux personnage, apparu comme par magie dans le tome 6, je parle bien sûr de Daemon !

Mais si, vous le voulez, je vous dis ! Et vous connaîtrez enfin le rôle de cet homme énigmatique, et sa place dans la geste des O’Callaghan… Mystère, mystère…

2- Parce que vous aimez les coyotes.

Et que vous avez toujours rêvé d’en élever un: dans ce tome, vous saurez tout ce qu’il y a à savoir pour éduquer convenablement votre – encombrant – animal sauvage…

3- Parce que vous y croiserez de vieilles connaissances

Que ce soit en « réel », en songes ou par allusions, de nombreux personnages des tomes précédents trouvent enfin leur fin. Les boucles sont bouclées…

(suite…)

Les héros et les autres 2: Dia Linn tome 7, le Coyote

Publié par le 20 Nov 2016 dans Livres parus | 0 commentaires

Mp-Bardou- Dia Linn 7 - copiePour continuer dans ma série d’articles sur les « personnages secondaires » de mes romans, je me penche sur mon dernier-né, Le Livre de Cathan. Le 7ère et avant-dernier tome de ma saga Dia Linn est sorti en juin de cette année, en attendant celui qui clôturera définitivement la série, en décembre, par Le Livre de Cyan en décembre de cette même année !

Par « personnages secondaires », je ne parle pas des humains qui gravitent autour du héros de l’histoire. Non non, je mets à l’honneur ceux qui n’ont pas la parole, ceux qui passent comme des ombres et qu’on remarque parfois à peine… mais qui ont une importance indéniable, au fond, pour peu qu’on leur prête attention. Je parle des éléments qui sont font partie intégrante de chacun de mes romans : les arbres et les animaux.

Dans chaque tome de Dia Linn (à une exception près, et le 1er qui trouve lequel gagnera… mon admiration la plus profonde ! ^-^ ) mon lecteur croisera la route d’un animal familier. Sorte d’extension onirique du personnage principal, il en symbolise les forces secrètes, les aspirations, les talents. Je ne sais jamais à l’avance quel sera cet animal : à poils ou à plumes ? Ses caractéristiques, ses qualités, son rôle dans l’histoire ? En fait, je le « trouve » au fur et à mesure que je construis mon héros ou mon héroïne, et il prend sa place naturellement…

Cathan est un personnage solaire. Jeune, énergique, avide de profiter de sa fin d’adolescence à une époque fiévreuse et chaotique, celle du Flower Power. Il découvre l’amour libre du début des années 70 dans une Amérique déchirée par les contestations des minorités et les luttes sociales. Sexe, drogue et rock’n’roll… Avant que la réalité le rattrape, et qu’il soit bien obligé de grandir. De mûrir, de devenir adulte.coyoteps

Son compagnon porte son nom à la perfection: Scáth signifie « ombre » en gaélique. Et Scáth est… un coyote. Il apparaît à la fin du tome 6, lorsque sa mère surgit des sables du désert pour en faire don à Maav. Le garçon élève donc le bébé coyote qui devient son familier, son double.

Scáth colle parfaitement à la personnalité profonde de mon héros. Un coyote peut parfaitement s’apprivoiser, mais il conserve sa nature sauvage. C’est un chasseur, un prédateur rusé et tenace, capable de s’adapter à toutes les situations, à la fois très indépendant et d’une grande fidélité à sa famille et à son clan. Il est aussi joueur, indocile, et possède le talent inné de se fondre parmi son environnement. J’ai adoré mettre en scène ce personnage amusant et insaisissable qui finira par abandonner son compagnon lorsque ce dernier deviendra… ce qu’il doit devenir. Son rôle terminé, Scáth retournera à sa vraie nature, sauvage et silencieuse. Une ombre parmi les ombres.

 


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Une autre histoire

Publié par le 23 Oct 2016 dans Articles divers | 4 commentaires

solitudeAoût 2015, quelque part en France 🙂

Une gentille infirmière (belge, ils sont choux ces belges) penchée sur moi, m’enlevant mes points de suture et me parlant, me parlant… pour que je stresse moins, pour que j’oublie le scalpel à quelques millimètres de mon œil. Elle me parle de ses pratiques, de ses 30 visites quotidiennes, chacune facturée à … 8,8 euros… pour avoir un salaire qui lui permette de vivre à la fin du mois. Enfin, de survivre. Elle me parle des pratiques de la médecine actuelle, encore trop frileuse en France sur toutes les thérapies dites « alternatives », sophrologie, acupuncture, hypnose. Et de l’explosion des cas de démence dans la population : année après année, les troubles mentaux prennent une ampleur inquiétante, dans le silence assourdissant des médias qui préfèrent parler de la météo (c’est vrai, quoi, on est trop cons pour lever les yeux au ciel).

Pourquoi ? lui demandai-je, pour oublier ce point de suture qui résiste, là, au coin de l’œil.

Parce que de plus en plus de gens sont seuls.

Isolés, sans contact affectif avec autrui, sans personne avec qui parler, rire, pleurer. Ils sont retraités, au chômage, en longue maladie. Ils n’ont aucun contact émotionnel ou physique avec leurs semblables, ne serait-ce qu’une poignée de mains ou une accolade, un « bonjour », un « comment ça va ».

Du coup je ne vois plus le scalpel. Je vois la petite mamie de ce matin, croisée au supermarché, et contre laquelle j’ai maugréé comme je sais si bien le faire en croisant toutes ces vieilles personnes qui semblent choisir immanquablement la pire journée pour faire leurs courses, la journée qui se transforme en cauchemar. Ils ont toute la semaine de libre, merde alors, ils le font exprès ?

(suite…)

Dia Linn : le dernier pour la faim :-)

Publié par le 16 Oct 2016 dans Livres parus | 1 commentaire

Bundle - Dia Linn 1-3Et voilà… Après plus de 4 années à faire vivre, souffrir, aimer, mourir… Eileen O’Callaghan et ses descendants, l’heure de la retraite a bel et bien sonné !couv_blog_DL BUNDLE2

Le tome 8 de Dia Linn, Sinn Féin, sortira en décembre prochain, achevant définitivement la saga commencée en juin 2012 avec Terra Mahurr. De l’Irlande ravagée par la Grande Famine aux fiévreuses années 70, j’ai emmené mes personnages à travers deux siècles d’histoire, chacun prenant sa part à la díoltas familiale…

Mais les armes sont rangées, la poudre est sèche et la vendetta qui opposait les O’Brien et les O’Callaghan est achevée. Le tome 7, Le Livre de Cathan, est en effet la fin « réelle » de l’histoire familiale. Le fils de Maav n’a plus de vengeance à transmettre aux siens, d’ailleurs peu nombreux: les O’Callaghan, après avoir essaimé à travers la planète, semblent destinés à ne plus avoir de descendance, comme si la fin de leur mission signifiait leur disparition…

Bien sûr, il n’en est rien – j’aurais été bien embêtée pour écrire un dernier tome, j’avoue ! 🙂 Le Livre de Cyan raconte l’histoire des deux ultimes descendants d’Eileen. D’où le titre, Sinn Féinn, un double jeu de mots puisqu’en gaélique, il peu signifier à la fois « Nous, seuls » ou « Nous seuls »: une confusion subtile largement utilisée par l’I.R.A puisque – et c’est un clin d’œil – c’est aussi le nom que s’est donné le gouvernement de la nouvelle Irlande Libre…

Mp-Bardou- Dia Linn 7 - copie

Nous avons fini de traverser l’Histoire et les continents. Le tome 8 est une sorte de projection, une ballade dans mon imaginaire avec une question en filigrane : si l’on plaçait les descendants d’Eileen quelques millénaires plus tard, qui seraient-ils ? Et quel serait ce monde ?

Voici donc en avant première (tadaaaaam ! ^-^ ) la couverture et le résumé de cet ultime opus de la saga Dia Linn, Le Livre de Cyan !

Rendez-vous le 5 décembre 2016 ! : -)

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« Année 3050.
Cyan et Connor sont les derniers descendants des O’Callaghan, la famille fondatrice d’Eochair, une organisation mondiale qui dirige dorénavant la destinée des peuples, depuis que la Terre a risqué l’implosion, en 2020.
Cyan, belle et talentueuse, suit le chemin qu’on ouvre pour elle en devenant joueuse professionnelle de poker. Connor, son jumeau, est un être fragile et instable, habité par des visions et des flashes exploités par l’Autorité… un outil précieux pour le gouvernement, mais un éternel mineur.
C’est donc à Cyan que revient le devoir de perpétuer la lignée des O’Callaghan. Pour cela, elle doit renoncer à protéger son frère, et également sacrifier son amour de toujours, Lex, que l’on destine à une autre.
Le monde qu’Eochair tient dans ses mains est presque parfait : sans guerres, sans violence, chacun ayant droit aux mêmes chances quels que soient sa race, son sexe, son lieu de naissance ou ses origines sociales…
Pour ce monde-là, Cyan abandonnera-t-elle ce qui lui tient le plus à cœur ? Et saura-t-elle faire face au mystérieux Fírinne, un paria, fils d’esclave lui-même condamné à l’esclavage, rongé par la haine et par l’envie, qui agit dans l’ombre ?
Cyan choisira-t-elle la voie du devoir et suivra-t-elle le chemin qu’on a tracé pour elle ? Ou bien s’en affranchira-t-elle, en préférant l’amour de Lex et la liberté ?
Au bout de ce chemin, quels que soient leurs choix, les derniers descendants d’Eileen devront faire des sacrifices… »

 


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Midinette… ou pas ! :-)

Publié par le 9 Oct 2016 dans Articles divers | 1 commentaire

Je n’ai pas une âme de midinette.

Heard drawn in the sand on the atlantic coast

Oui, j’ai définitivement fait le deuil de cet aspect-là de ma personnalité, relégué à quelques années de jeunesse inavouée à soupirer après Tom Cruise et Patrick Swayze – mais que celles qui ont pu résister au déhanché de Patrick me jettent le premier marshmallow !!! 🙂

Je me suis intéressée à la littérature sentimalo-érotique, plus pour des raisons marketings qu’autre chose. Après tout, c’est ce qui marche, alors pourquoi ne pas exploiter ce filon juteux ? J’ai donc demandé à de gentils amis, masculins et féminins, de me conseiller sur des œuvres afin d’aller voir à quoi ça ressemblait…

Verdict : grâce à ces messieurs, j’ai pu découvrir les joies du porno. Parce que soyons clairs, les hommes – en général – s’en battent la rate avec une patte d’alligator femelle, des roucoulades au clair de lune. Non, pour eux c’est sodomie le matin et turlutte le soir. De précieux conseils en matière de préparation au coït anal m’ont été fournis par leurs bons soins.

Je ne suis pas contre des scènes hot dans mes romans, je peux même dire que j’aime beaucoup les écrire. Mais tout un bouquin là dessus ? Heu… Bon, je passe mon tour. Je me suis donc penchée sur les goûts féminins en matière de romans. Et là, c’est le drame. Je crois bien que je préfère encore les leçons de fellation, en fin de compte.

Non mais c’est vrai, quoi. Je n’ai réussi à finir aucun de ces bouquins, aucun ! J’ai l’impression en les lisant d’avoir été aspergée d’un truc rose et hyper sucré, masquant le vide intersidéral de toute profondeur ou même réalité tangible… Les héroïnes sont toutes bâties sur le même modèle : ce sont des cruches, voire des ahuries, innocentes comme l’agneau qui vient de pousser son premier bêlement et incapables de saisir que quand le monsieur vous met la main au cul, ce n’est PAS pour vous éviter de chuter dans les escaliers ! Quant aux types sensés donner la réplique à ces anti-Einstein en jupons, ils peuvent se résumer à : abdos en béton et air ténébreux.

erotique-drole

Un monde où tous les personnages principaux sont, obligatoirement, jeune et beaux, foutus comme des statues grecques et qui passent leur temps à se tourner autour en essayant de résister à leurs pulsions jusqu’à la dernière page – celle dans laquelle ils craquent enfin, pour notre plus grand soulagement. J’ai triché, je l’avoue, et j’ai sauté tous les chapitres allant de la présentation des protagonistes jusqu’au dénouement.

Donc voilà. J’ai le choix entre le vide intergalactique et l’art copulatoire. Terrible dilemme ! Il me reste un échappatoire, tout de même : écrire autre chose.

Je vais donc abandonner l’idée d’écrire un roman sentimental – parce que si je n’arrive pas à en lire un seul, j’ai des doutes sur mes capacités à en écrire ! – ou porno – ça serait beaucoup plus amusant, mais les plates-formes de distribution les relèguent dans des sous-catégories honteuses, hypocrisie quand tu nous tiens… Et je vais tester des genres qui me conviennent mieux. Après tout, on peut écrire de belles pages sentimentales ou érotiques en plein polar, non ?

A ce titre, je vous invite d’ailleurs à parcourir le catalogue EHJ : vous y trouverez des romans intelligents et drôles, impertinents et sentimentaux (les feelgoods de Kathy Dorl, One Dollar Bill de Linem O’Brien), érotiques sans être mièvres (Andalou de Liliane Fournier, Tu es Pierre de RoseLys DesDunes…). Comme quoi, oui, c’est possible !

Au boulot ! 🙂


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Les héros et les autres 1: Les Flamboyants de Nolimé – L’Heure du Tigre

Publié par le 25 Sep 2016 dans Livres parus | 0 commentaires

flamboyantDe ma mémoire surgit l’Afrique de mon enfance

Tout un pan de passé lumineux et tragique

La terre sèche et dure, la musique et la danse

Les couleurs qui claquent et les rites magiques

Partie à la recherche de son fils, Nolimé s’embarque dans un road trip africain qui la mènera jusqu’au Burkina Faso, tout près de l’équateur. Bien loin de la civilisation européenne, loin de ses repères et de ses normes, en plein cœur d’un continent qui ne se laisse pas approcher « comme ça »…

C’est la deuxième partie de L’Heure du Tigre. J’ai fait appel à ma mémoire pour écrire ces pages, mais je n’ai pas eu à chercher très longtemps : l’Afrique noire n’est pas quelque chose qu’un enfant oublie ! J’y suis née (au Congo) puis j’y suis revenue vers 7-8 ans, au Burkina Faso justement, le pays le plus pauvre du continent africain. Cette pauvreté, la gamine que j’étais ne l’a même pas remarquée. Les femmes cherchaient les gros vers blancs et luisants dans le fumier ? C’était exotique, délicieusement écoeurant. Je ne me souviens que des pluies chaudes, des silhouettes lourdes et faussement alanguies des hippopotames dans le fleuve boueux, des milliers de bébêtes plus ou moins effrayantes qui pullulaient, de la terre rouge, des légendes des griots…

Ce morceau de passé a un parfum de mangue

Un air de liberté, de pirogues qui tanguent

L’Afrique danse encore lorsque j’écris ces mots

Les rires que j’y entends ont d’étranges échos…L'Heure du Tigre

Devant la maison de mon grand-père, il y avait un énorme Flamboyant. Ces arbres magnifiques, aux fleurs sanglantes, sont omniprésents en Afrique. Ils font l’admiration de Nolimé, et symbolisent pour ma part cette partie de ma vie…

A chacun de mes voyages sous d’autres tropiques, j’ai croisé la route de ces géants peu discrets, qui affichent orgueilleusement leurs superbes fleurs rouges et offrent l’ombre propice au calme et au repos. Cuba, Canaries, Turquie, Maroc…

A chaque nouvelle rencontre, c’est mon enfance que j’ai retrouvée, intacte, intense.

Il était juste que, dans l’un de mes romans, je rende un modeste hommage aux superbes ramages pourpres qui ont émerveillé la petite fille que j’étais… Et qui n’a pas tant grandi que ça, au fond.

Au pied d’un Flamboyant un matin je suis née

Depuis, obstinément, je reviens le hanter.


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Les héros… et les autres

Publié par le 4 Sep 2016 dans Articles divers | 0 commentaires

arbre-animauxC’est l’un de mes fidèles lecteurs qui a provoqué cette gravissime prise de conscience sur mes propres écrits.

Fidèle, il l’est entre tous puisqu’il a vraiment lu et relu chacun des mots de chacun des romans que j’ai pu commettre, publiés ou non, publiables ou non ! 🙂

Et quelle est cette gravissime prise de conscience, me demanderez-vous ?

Si, si, vous me le demandez… je vous assure !

Eh bien je n’ai jamais écrit un roman sans qu’il y traîne, à un moment ou à un autre, un arbre en particulier… et un animal bien précis.

Je me suis gratté la tête, ai passé en revu mes propres œuvres… Et voui ! Il a raison, l’ami fidèle !

(suite…)